Des chiffres qui pourraient vous surprendre
hommes en Belgique a déjà été victime de violence conjugale (Enquête belge EU-GBV, N=5800)
des victimes masculines ont subi exclusivement de la violence psychologique — pas de traces physiques, mais de vraies séquelles (Enquête belge EU-GBV)
seulement des victimes portent plainte auprès de la police (Enquête belge EU-GBV vs statistiques policières 2024)
de victimes masculines ont contacté la ligne 1712 en 2024 par rapport à 2023 (chiffres annuels 1712, 2024)
La violence conjugale envers les hommes est aussi fréquente qu'envers les femmes — mais la nature diffère : les hommes subissent plus souvent des violences psychologiques, les femmes plus souvent des violences physiques, sexuelles et des combinaisons de plusieurs formes. Pourtant, les hommes sont rarement pris au sérieux — ni par leur entourage, ni par la police, et parfois pas même par eux-mêmes. Cela doit changer.
Qu'est-ce que la violence conjugale ?
La violence conjugale (ou violence entre partenaires intimes) est un schéma de comportements par lesquels ton ou ta partenaire — ou ex-partenaire — exerce pouvoir et contrôle sur toi. Elle ne se limite pas aux coups : humilier et rabaisser, t'isoler de tes amis et de ta famille, contrôler ton téléphone ou ton argent, menacer avec les enfants ou de fausses accusations, et la contrainte sexuelle en font aussi partie. Ce qui la caractérise, ce n'est pas un incident isolé, mais l'accumulation : un climat dans lequel tu marches en permanence sur des œufs.
Chez les hommes, la violence est souvent avant tout psychologique. Il n'y a alors pas de bleus à montrer — mais des insomnies, de l'anxiété, de la honte et le sentiment de devenir fou. Ces séquelles sont tout aussi réelles. Apprends à reconnaître les signaux ou fais l'auto-évaluation rapide.
Pourquoi en entend-on si peu parler ?
La honte, l'image selon laquelle « ça n'arrive pas à un vrai homme » et la peur de ne pas être cru font taire les hommes. L'aide et les politiques publiques sont en outre historiquement centrées sur les victimes féminines — à juste titre et c'est nécessaire, mais les victimes masculines passent ainsi entre les mailles du filet. Celui qui parle est plus souvent pris à la légère, voire considéré lui-même comme l'agresseur. Le problème reste ainsi invisible — pour le monde extérieur et pour les hommes eux-mêmes, qui pendant des années minimisent leur situation.
Qui est derrière ce site ?
ookmannen.be est une initiative belge indépendante de Koen Thomeer, médecin généraliste à Anvers. Le contenu s'appuie sur la recherche scientifique — de l'enquête belge EU-GBV aux travaux de chercheurs belges et internationaux — et est régulièrement mis à jour. Toutes les références se trouvent sur la page des sources scientifiques. Ce site donne de l'information, pas de conseil individuel : si tu as besoin d'aide maintenant, appelle le 0800 30 030 (Écoute Violences Conjugales) ou consulte la page Où trouver de l'aide ?
Que trouves-tu sur ce site ?
Pour les hommes qui souffrent dans leur relation
Outils de reconnaissance, une auto-évaluation rapide, des explications sur pourquoi il est difficile de partir, un plan de sécurité, et un chemin vers la reconstruction — même si la relation est déjà terminée.
Commencer ici →Pour les professionnels et les proches
Éclairages scientifiques sur pourquoi la victimisation masculine reste invisible, comment la reconnaître, comment évaluer le risque et comment orienter efficacement.
Commencer ici →